LES VACHES , LES CHIENS ET MOI.
En 1983 j'avais une auberge dans les Ardennes belge.
Cette auberge était isolée en campagne et se trouvait à un carrefour de routes de campagne.
En façade, la grand route, et de l'autre coté de cette route, des bois avec des
sous-basements ou passait un ruisseau et ou il y avait un puits.
A l 'arrière du bâtiment, une autre route qui montait, et de l'autre coté de la route une prairie appartenant à un fermier des environs.
Cette prairie était en pente montante et parfois des vaches s'y promenaient.
Sur les cotés de la maison il y avait encore des bois et encore des ruisseaux ici et là. De toute façon, des bois partout !
A cette époque j'avais deux chiens, un berger allemand MAX et ZORO.un berger belge groenendael.
Deux braves bestioles à qui plaisait la campagne.
MAX aimait faire trenpête dans tous les cours d'eaux, qu'ils soient ruisseaux, rivières, ou même la mer.
Parfois ZORO imitait MAX mais plus rarement, il n'aimait pas trop l'eau.
Lui ! Quant il éprouvait des émotions, il courait après sa queue, ce qui faisait se marrer la clientèle de la terrasse. C'était ZORO carrousel.
Mes chiens étaient des chiens de la ville et ne connaissaient pas grand chose de la campagne au moment ou je me suis installée dans ce commerce.
Ils ont étés estomaqués à la vue des vaches, chevaux, moutons, biches et cerfs et d'autres bébêtes qui sont les locataires de cette région.
Ils se sont vite habitués, croyez-moi ! L'instinct ! Sauf les vaches !
Aboyer sur elles, oui! dés qu'elle sont là !. mais de loin, je ne les laisses pas allez dans la prairie quant les vaches sont présentes, attention au fermier !
Qui dit auberge, dit restauration ! Voici la saison des champignons.
Donc un matin je décide d'aller chercher des champignons dans la prairie et par la même occasion sortir les chiens.
La prairie est très grande et en pente montante je n'ai pas de visibilité sur la profondeur et de toute façon je ne vois pas de vaches ce matin. Je peux y aller tranquillement.
Je n'ai pas peur des vaches et elles connaissent l'être humain. Avec les chiens je me méfie mais ce n'est pas un problème apparemment il n'y a pas de vaches.
La gauche de la prairie est boisée et un fossé ou coule un ruisseau ( encore) est délimité par une ligne de fil de fer.
Je longe la pente montante du coté boisé pendant que les chiens courent et jouent en aboient. Ils sont rapides et disparaissent derrière l'horizon de la prairie.
Je monte toujours.
Tout a coup sur la ligne d' horizon, je vois apparaître un troupeau de vaches au gallot et elles poursuivent mes deux chiens qui s'enfuient devant et évidemment les chiens viennent vers moi et les vaches aussi.
Tu sais ce que j'ai fait ? NON ! Ben ! j'ai sauté le fil de fer, le fossé et le ruisseau et les chiens en arrivant ont fait de même.
Voilà c'est tout ! et pas de champignons.
Qu' ils sont idiots ces chiens !
Si j'ai eu peur en voyant le troupeau me fonçant dessus ? QUELLE QUESTION ! bien sur que j'ai eu peur !!!
ROSE MELICHER LE 13 OCTOBRE 2006